Jérusalem

 

 

5 mille ans d'existence, et toutes les associations bibliques, rendent Jérusalem unique. Située sur la ligne de séparation des eaux entre la Méditerranée et la Mer Morte, sur l'ancienne route des patriarche entre l'Assyrie et l'Égypte, Jérusalem a toujours été un lieu de rencontres. Jérusalem se trouve sur un plateau à 800 mètres d'altitude, col dans la chaîne Béthel-Hébron (1000 m) et s'appuie sur 3 collines : le Mont du Temple ( ou Mont Moriah ), le Mont Sion et le Mont Ophel, séparées par la Vallée du Tyropéon. Les Cananéens s'établirent sur le Mont Ophel il y a 5000 ans à cause de la proximité de la source Gihon.

C'est ici que la place Sion, conquise en 1000 par David, devint la capitale religieuse et politique des Juifs. Il acheta l'aire de battage d'Araunah le Jébusite pour y bâtir un autel au Seigneur.

Salomon y construit le Premier Temple, et Jérusalem devint un centre de pèlerinage triannuel ( Pâque, Chavouot et Souccot).

Jérusalem fut conquise par les Babyloniens en - 586; cinquante ans après, ce fut le retour à Sion et la reconstruction du Temple; puis les dynasties asmonéenne et hérodienne; l'époque de Jésus et la destruction du Second Temple en + 70.

La révolte malheureuse de Simon BAr Kochba en 135 réduisit la présence juive dans la ville sainte, qui vit l'expansion du christianisme sous trois siècle de règne byzantin. L'an 638 vit les invasions musulmanes; 1099 la prise de Jérusalem par les Croisés, et 1187 leur expulsion par Saladin, enfin 1516, l'entrée des Turcs

Pendant toutes ces années, les Juifs furent toujours présents. L'immigration se développa avec le Sionisme: ce fut la Déclaration Balfour en 1917, le Mandat Britanniques en 1920, et la Déclaration d'Indépendance en 1948. Juin 1967 vit la réunification de Jérusalem, coupée en deux depuis 1948 ( avec la vieille ville occupée par le Jordainie). Depuis lors, Jérusalem est en plein essor. Sa population totale (1998) : près de 600 000 personnes, dont :
   – 70 % de juifs,
   – 26 % de musulmans,
   – 3 % de chrétiens,
   – 1 % autres.

 

La Tour de David

Dans la citadelle de David a été aménagé le Musée d'Histoire de Jérusalem. Ce musée est exceptionnel par la qualité de la présentation de 4000 ans du passé de la ville, expliqué par des ruines, maquettes, hologrammes et reproductions. Certains soirs il s'anime d'un spectacle son et lumières.

         La Porte de Jaffa

Cette porte est l'entrée principale de la vieille ville, elle donne accès directement au quartier arménien et au quartier chrétien. Des vestiges des fortifications hasmonéennes et hérodiennes sont encore visibles. Dans l'axe de la porte, la longue rue de David mène au quartier juif et au quartier musulman.

Le quartier Arménien

Le Le quartier Arménien

  Le quartier Arménien

Le quartier arménien existe depuis le IVe siècle. Il est la trace de la présence continue sur les lieux saints de la plus ancienne Église nationale du monde : l'Eglise chrétienne arménienne. Car avant que le christianisme, devenue religion officielle de l'Empire romain en 391, ne se répande dans tout l'Empire, l'Arménie était déjà devenue effectivement chrétienne avec saint Grégoire comme premier évêque.

 

 

 

Vue des murailles de Jérusalem : la muraille de Soliman

La murailles de Jérusalem ont été érigées au XVIe siècle par le sultan ottoman Soliman le Magnifique sur des ruines d'anciennes murailles hérodiennes et croisées. Elles ont été depuis 1967, complètement ravalées, restaurées et un système élaboré permet de les illuminer la nuit. On peut en faire le tour complet en voiture. A pied la promenade la plus agréable mène de la Porte de Damas vers la Porte de Jaffa et la Porte de Sion, car des jardins et allées ont été aménagées au pied des murailles. A l'angles Sud-est,  la partie la plus haute des murs est soutenue par une base impressionnante de l'époque d'Hérode, bien visible.

 

Vue des murailles de Jérusalem

 

La porte de Sion avec les impactes balles 

Une fois que l'on a franchit la Porte de Sion, on se retrouve ici, où l'on peut emprunter les escaliers qui nous mènent aux remparts.

 

 

 

 

Voici quelques logements en plein coeur de quartier juif de Jérusalem

Fresque dans le quartier juif, en mosaïques colorées représentant des passages de la Bible.

Place dans le quartier juif. Au bout, une école religieuse juive.

A nouveau, des logements dans le quartier juif de Jérusalem.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Mur des Lamentations et le Dôme du Rocher

      Le Dôme du Rocher a été construit sous les Omeyyades à la fin du VIIe siècle, restauré à la fin du XVIIe siècle puis au milieu du XXe siècle. Construit par le calife omeyyade Abd al Malik le bâtiment octogonal a gardé sa forme originelle mais les décorations ont été modifiées au cours des  siècles. Cet édifice est appelé par abus la Mosquée d'Omar, qui n'en ni l'investigateur ni le constructeur. De plus il ne s'agit pas d'une mosquée mais d'un sanctuaire protégeant dans un décor somptueux le Roche. Ce rocher appartient également à la tradition biblique, il serait le lieu du sacrifice d'Abraham et pourrait être le support de l'autel des sacrifices du Temple.

 

 

        

La grande place où se situe le Mur des Lamentations

 

       Les fouilles archéologiques du Sud du Mont Moriah, commencées en 1968, montrent clairement ce qu'était la vie quotidienne quand le temple était à l'apogée de sa gloire. Parmi les trouvailles, une rue pavée de 20m de large entourant l'aire du Temple, un escalier de 100m montant aux Portes de Hulda, de ,ombreux ustensiles et monnaies... Des palais Byzantins et Omeyyades furent également exhumés. Les fouilles du quartier juif dirigées par le Professeur Nahman Avigad, ont ajouté à cela une connaissance de la vie familiale de l'époque du Second temple. Des demeures meublées vinrent au jour sous l'épaisseur des cendres de la destruction de la ville par les Romains.

       Une découverte inattendue fut celle d'un mur de la ville datant de 700.

 

Ce lieu de prière ne mesure que 57 mètres de long, mais en fait sa longueur totale est à peu près de 490 mètres. On pense que cette partie du Mur ne représente que le dixième du périmètre total de l'enceinte qui encerclait le temple.  

Dans un étroit couloir qui longe le Mur, on remarque des blocs énormes, certains de plus de 100 tonnes, dont une pierre de 13m 60 de long, 3 m 20 de haut et de 4 m 60 de large. On estime son poids approximativement à 600 tonnes.

 

1er plan: le Kottel

Arrière plan : le Dôme du Rocher

        Le Mur des Lamentations, ou Kottel en hébreux, est le lieu le plus important et le plus saint du judaïsme. Mur occidental de l'enceinte extérieure du Temple, le plus proche de l'emplacement du Saint des Saints, il en est le vestige le plus important encore debout. La tradition juive précise que l'esprit de D.ieu habite encore le Mur; c'est pour cela que les Pèlerins juifs viennent glisser entre les pierres, des petits mots portant des voeux, des prières et des remerciements. Le Kottel  évoque le souvenir de la splendeur passée, des malheurs aussi du peuple.

 

 

       La Mosquée d'El Aqsa, qui signifie en arabe, "la plus orientale"par rapport à l'esplanade est le troisième lieu saint de l'Islam après la Mecque et Médine. De la construction d'origine au début du VIIe siècle par le calife omeyyade El Walid, il ne reste rien. Le bâtiment fut détruit plusieurs fois par des incendies, des catastrophes naturelles et les guerres.

 

 

 

 

 

 

Le Kottel

 

 

Le Temple de Jérusalem est, selon la Torah, le bâtiment religieux construit par les Juifs pour abriter l'arche d'alliance. Il fut détruit et reconstruit plusieurs fois.
La structure du Temple de Salomon et les matériaux précieux utilisés sont décrits notamment dans le premier Livre des Rois (6,1-22). Le prototype de ce Temple est le dispositif portatif protégeant l'Arche d'Alliance tel que décrit dans le Pentateuque. Ce modèle sera repris pour le Second Temple.

Le Temple a une structure concentrique, avec des parties publiques et des parties toujours plus sacrées et toujours plus rarement accessibles. Dans le sanctuaire du Temple, le «Saint des Saints» (Debir), est conservée l'Arche d'Alliance avec, à l'intérieur, les Tables de la Loi (pierres gravées avec le texte des Dix Commandements transmis par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï, durant l'Exode).

Le Temple comprend en outre des portiques, des autels (parfums, sacrifices d'animaux), des bassins d'ablution.

Une éventuelle reconstruction du Temple, le Troisième Temple, est promue et préparée par certains groupes et contestée par d'autres courants du judaïsme. Cette question est liée à celle de l'attente messianique. (Une reconstruction avait été tentée par l'empereur Julien l'Apostat, mais elle fut ruinée par un tremblement de terre ; on prête à Napoléon Ier une intention analogue.)

 

 

L'étude de cet épisode de l'histoire antique est possible grâce à deux sources principales : l'Ancien Testament et les ouvrages de l'historien Flavius Josèphe(1) qui vécut en Israël au Ier siècle de notre ère.

Au début du X°siècle av.J.C., Hiram succéda à son père Abibaal roi de Tyr. Il travailla au développement et à la prospérité de sa cité en agrandissant les deux ports et en les reliant par un canal qui traversait la ville. Il érigea de nouveaux temples pour Melqart et Astarté. Son activité ne manqua pas d'attirer l'admiration de ses voisins et contemporains les rois d'Israël, David et Salomon, avec qui il entretînt des liens amicaux et commerciaux.

Désireux d'offrir un temple pour son Dieu, le roi David contacta Hiram pour les préparatifs. La mort l'ayant arraché aux siens, c'est à son fils, Le roi Salomon, que revînt la charge de mener à terme ce projet. Il demanda au roi Hiram de lui fournir le bois de cèdre et de lui prêter ses architectes et maçons afin de réaliser son dessein. Le message précisait : "Tu sais bien que mon père David n'a pas pu construire un temple pour le Nom de Yahvé, son Dieu, à cause de la guerre que les ennemis lui ont faite de tous côtés, jusqu'à ce que Yahvé les eût mis sous la plante de ses pieds. Maintenant, Yahvé mon Dieu m'a donné la tranquillité alentour : je n'ai ni adversaire, ni contrariété du sort. Je pense donc à construire un temple au Nom de Yahvé, mon Dieu, selon ce que Yahvé a dit à mon père David... Maintenant, ordonne que l'on coupe des arbres du Liban ; mes serviteurs seront avec tes serviteurs et je te paierai la location de tes services selon tout ce que tu me fixeras. Tu sais en effet qu'il n'y a chez nous qui soit habile à abattre les arbres comme les Sidoniens".

Lorsque Hiram entendit les paroles de Salomon, il éprouva une grande joie et manda ceci : "J'ai reçu ton message. Pour moi, je satisferai tout ton désir en bois de cèdre et en bois de genévrier. Tes serviteurs les descendront du Liban à la mer, je les ferai remorquer jusqu'à l'endroit que tu manderas, je les délierai là, et toi, tu les prendras. De ton côté, tu assureras selon mon désir, l'approvisionnement de ma maison".

suite : cellule de droite

 

 

 

 

 

(suite)

 

 

Le pacte entre Hiram et Salomon fut honoré et dura vingt ans. Hiram fournit le bois de cèdre et de genévrier, en échange, Salomon procura chaque année 20.000 muids(2) de blé et 20.000 mesures d'huile vierge. Salomon céda également vingt cités de Galilée. Les historiens rapportent que Hiram ne fut pas entièrement satisfait, alors Salomon lui promit une expédition commune vers le mystérieux pays d'Ophir afin de ramener l'or et les pierres précieuses.

L'aménagement intérieur du temple fut décrit dans la Bible (livre des Rois, I, chap.6) en ces termes :

"Il garnit de planches de cèdre la face interne des murs du temple depuis le sol jusqu'aux poutres. Il couvrit de planches de genévrier le sol du temple. Tout était en cèdre, aucune pierre ne paraissait. Le Saint des Saints fut revêtu d'or fin. Il fit un autel de cèdre et le revêtit d'or. Cet autel se trouvait dans le Saint des Saints. Tout le temple il le revêtit d'or, absolument tout le temple. Dans le Débir il fit deux chérubins en bois d'éléagne (...) chaque chérubin avait dix coudées de hauteur , une aile avait cinq coudées et la seconde aile cinq coudées, soit dix coudées d'une extrémité à l'autre (...). Il revêtit d'or les chérubins. Sur tous les murs du temple, à l'entour, il sculpta des figures de chérubins, de palmiers, de rosaces, à l'intérieur et à l'extérieur. Il couvrit d'or le plancher du temple à l'intérieur et à l'extérieur. Salomon construisit le temple en sept ans".

Une porte encadrée de colonnes de bronze(3) donnait accès au temple précédé d'une grande cour avec une vasque aux eaux lustrales et un autel. Le plan présentait à l'intérieur une succession de trois pièces : un vestibule carré, une salle rectangulaire centrale qui abritait un autel couvert d'or et une table à sacrifice, enfin un sanctuaire où l'on conservait l'arche d'Alliance. L'édifice était complété par des chambres de service situées sur trois étages, sur tout son pourtour.

Nous ne pouvons parler du temple de Salomon sans évoquer un autre Hiram (ou Hirom), le bronzier phénicien ou maître maçon. Entre légende et vérité historique, l'histoire de maître Hiram reste assez énigmatique. Le livre des rois (I Rois, VII, 13-45) le présente en ces termes :

"Le roi Salomon demanda de pouvoir engager Hiram de Sor [Tyr] qui était fils d'une veuve de la tribu de Nephtali. Son père était un homme de Sor, artisan du bronze [...]. Hiram acheva tout l'ouvrage qu'il devait faire pour le roi Salomon dans la Maison du Seigneur : les deux colonnes(4), les volutes des deux chapiteaux qui sont au sommet de ces colonnes, les deux entrelacs pour couvrir les deux volutes des chapiteaux qui sont au sommet des colonnes, les quatre cents grenades pour les deux entrelacs - deux rangées de grenades par entrelacs - pour couvrir les deux volutes des chapiteaux qui sont sur les colonnes, les dix bases et les dix cuves posées sur celles-ci, la Mer - il n'y en avait qu'une - avec, sous elle, les douze boeufs, les bassins, les pelles, les bassines à aspersion et tous les autres accessoires.
Ce que fit Hiram pour le roi Salomon dans la Maison du Seigneur était en bronze poli".

A l'exception de ce passage, la Bible ne révèle rien d'autre sur le personnage. Côté légende, on raconte qu'Hiram travaillait depuis 7ans à l'édification du temple. Ses ouvriers étaient repartis en trois classes : apprentis, compagnons et maîtres. Chaque classe avait un mot de passe permettant de recevoir un salaire graduel.

Les travaux touchant à leur fin, trois compagnons, désireux de s'attribuer les privilèges du maître, se postèrent chacun devant une porte du temple. Le premier demanda le mot de passe au maître qui lui répondit qu'il n'était pas possible de l'obtenir ainsi et qu'il fallait avoir la patience d'attendre le moment opportun. Le compagnon frappa alors l'architecte au cou à l'aide d'une règle - cette blessure symbolise la mort physique d'Hiram. Le deuxième compagnon ayant obtenu la même réponse porta sur le sein gauche du maître un puissant coup d'équerre - c'est la mort sentimentale. Chancelant, Hiram se dirigea vers la troisième porte et se trouva confronté au dernier compagnon qui lui posa la même question. Le coup de maillet, porté par ce dernier, acheva son agonie - cette troisième mort correspond à la mort mentale de l'architecte. Alors les meurtriers se demandèrent réciproquement la parole du maître : aucun d'eux n'avait pu l'obtenir. Comprenant l'inutilité de leur crime, ils plantèrent à l'endroit où ils avaient enseveli Hiram un rameau d'acacia, arbre de vie, grâce auquel les envoyés de Salomon purent le retrouver.

Cette légende marque fortement la symbolique maçonnique. L'accession au grade de maître, mort symbolique, reprend les étapes de l'assassinat d'Hiram, celui-ci symbolisant l'homme juste et vertueux mis à mort à cause de l'ignorance. Ainsi dans le rituel maçonnique, le récipiendaire est recouvert d'un drap noir et une branche d'acacia est placée sur le drap. A la question : "Êtes-vous maître?", l'initié doit prononcer la phrase rituelle : "l'acacia m'est connu"(5).
 

source: http://www.pheniciens.com/persos/hiram.htm

 

Les 8 drapeaux qui flottent sur la place du Kottel

Le Mur vu de près.

 

Colonnes romaines

Fondations romaines

Vestiges de Jérusalem pendant le période du 1er temple ( 1000-556 av. JC.)

La 1ere Menorah en or construite depuis la destruction du temple saint

La synagogue Haramban

 

 

 

 

 

Le Tombeau du Roi David

 

Une tradition millénaire situe sa tombe sur ce qui est appelé maintenant le Mont Sion et, entre 1948 et 1967, quand les Juifs n'avaient pas accès au Mur occidental, cet endroit devint un site majeur de pèlerinage, surtout pour les Juifs orientaux.
 

 

Musée archéologique de Jérusalem, prés du Mur des Lamentations

Musée archéologique de Jérusalem, prés du Mur des Lamentations ( 2)

La maquette du Temple dans le tunnel du Kottel

 

L' entrée du tunnel  se situe à gauche en regardant le mur, avant l'accès à l'espace de prière.

Creusé par les archéologues, il longe le soubassement du mur avec ses pierres immenses ( la plus grande mesure 14 m de long), révélant le pavement de la rue de l'époque hérodienne, les arcs des escaliers du Temple.

On passera devant une porte aujourd'hui murée, que seuls les Grands Prêtres pouvaient emprunter.

 

Des rabbins s'y relaient jour et nuit pour prier car c'est le lieu plus proche de Saint des Saints. On ressort  du tunnel par un système d'adduction d'eau  de l'époque  hasmonéenne et par la piscine du Strouthon, réservoir du Second Temple. La visite de ce tunnel est mystique est envoûtante. Il fit creuser un nouveau tunnel long de 550 mètres afin d'amener directement les eaux de la source à l'énorme citerne de Siloé, sise à l'intérieur des remparts, et qui permettait de bénéficier d'eau en cas de siège, tout en privant les assaillants. L'histoire de la percée du tunnel fut gravée sur la pierre près de la citerne de Siloé. Il remplaçait aussi les anciens tunnels découverts en 1909 et 1911 par les archéologues C.Warren et M. Parker.

 

La porte de Warren

 La polémique autour du tunnel des Asmonéens (Nom donné à la famille des Machabbées qui affranchit la Judée de la domination des Rois de Syrie) pourrait bien faire part du plan de reconquête, car sa situation exceptionnelle le long du mur occidental de l'ancien Temple, reconstruit par Hérode, permettait aux Juifs, par la "Porte de Warren", d'accéder au "Dôme du Rocher" et aux lieux Saints, notamment l'endroit dit de la "Pierre de la Fondation" où se trouverait, paraît-il, la fameuse "Arche d’Alliance”...

Nous voici, dans un souk ( un marché ) près de la "via dolorosa", le chemin traditionnel suivi par jésus selon le 2nd testament. Elle est à l'intersection du quartier chrétien et du quartier musulman.

 

 

 

 

 

Vue des collines et vallées des Monts de Judée ( altitude moyenne de 850m)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Knesset: le parlement israélien

 

La première Knesset s'était réunie à Jérusalem mais, durant la majeure partie de la première année, elle continua à siéger à Tel Aviv. En décembre 1949, le parlement emménagea dans la capitale du pays - Jérusalem - et, jusqu'en 1966, il s'est réuni dans un modeste bâtiment du centre ville. Il s'installa ensuite dans son local permanent, un grand et imposant édifice néo-classique, situé près de l'entrée ouest de la ville, sur une colline surplombant, l'Université hébraïque de Guivat Ram à l'ouest et, au sud, le musée Israël. Le bâtiment, dont les plans furent établis par J. Klarwein et D. Karmi, fut construit principalement grâce à des fonds légués par le philanthrope James de Rothschild.

 

Contrairement à la plupart des États occidentaux démocratiques, ce parlement est unicaméral. Elle s'est rassemblée pour la première fois le 14 février 1949, succédant à l'Asefat ha-nivharim, l'Assemblée nationale juive pendant le mandat britannique en Palestine.

En tant que parlement, la Knesset est la détentrice du pouvoir législatif, mais aussi d'un pouvoir de contrôle sur le pouvoir exécutif. Ainsi elle :

  • vote les lois

  • vote le budget

  • contrôle le gouvernement

  • élit le président de l'État et son contrôleur

  • peut dissoudre le gouvernement                                        

L'exceptionnel musée et mémorial "Yad Vashem "( ici, nouvelle partie, depuis 2005)

 

Et je leur donnerai dans ma demeure et dans mes murs un monument... un nom éternel (Yad Vashem), qui ne périra point. (Isaïe 56 : 5)

Yad Vashem, le mémorial national du Souvenir des martyrs et des héros de la Shoah, a été créé, en 1953, par une loi de la Knesset (le parlement d'Israël), pour commémorer le souvenir des six millions de juifs, hommes, femmes et enfants assassinés par les nazis et leurs collaborateurs, de 1933 à 1945. Ce mémorial entretient également le souvenir de l'héroïsme et du courage des partisans et combattants juifs dans les révoltes des ghettos, ainsi que des actions des Justes des nations (les non-juifs ayant sauvé des vies juives).

 

Situés sur le Har Hazikaron (en hébreu, la colline du Souvenir), une hauteur de la périphérie ouest de Jérusalem, le mémorial et l'Institut Yad Vashem comprennent plusieurs monuments commémoratifs, un musée historique et un important centre d'archives et de recherche sur la Shoah.

 

 

 

 

Vue du musée, sur les hauteurs de Jérusalem

Yad Vashem a pour mission de perpétuer la mémoire et les leçons de la Shoah auprès des générations suivantes.

De grandes cérémonies nationales sont organisées chaque année à Yad Vashem, le jour du Souvenir des héros et des martyrs de la Shoah, observé le 27ème jour du mois de Nissan dans le calendrier hébraïque, (le 2 mai, cette année), jour anniversaire du déclenchement de la révolte du ghetto de Varsovie en 1943.

Le mémorial principal de Yad Vashem est le Sanctuaire du souvenir (Ohel Yizkor). L'édifice aux murs de béton, d'allure austère, au toit bas évoquant celui dune tente, demeure entièrement vide, à l'exception dune flamme brûlant en permanence. Les noms de 21 camps d'extermination, camps de concentration et sites des massacres nazis en Europe centrale et orientale sont gravés dans le basalte noir du sol. Devant la flamme commémorative, une crypte contient les cendres de victimes.

 

 

 

 

 

 

Yad Vashem  : une des sculpture du site de Yad Vashem

L'allée menant au Sanctuaire du souvenir est bordée d'arbres plantés en l'honneur des non-juifs - les Justes des nations - des hommes et des femmes qui, au péril de leurs vies, ont tenté de sauver des juifs pendant la Shoah. Plusieurs arbres ont été plantés en l'honneur de membres du clergé chrétien, entre autres, un prêtre franciscain d'Assise, l'évêque de l'île grecque de Zakinthos, une religieuse polonaise de Lituanie et un pasteur protestant français. Le titre de Juste des nations  a été décerné à plus de 16 000 personnes.

Près dun million et demi d'enfants juifs ont péri dans la Shoah. Leur souvenir est évoqué dans le Pavillon des enfants, une grotte souterraine dans laquelle les flammes vacillantes des bougies commémoratives se reflètent en une infinité de minuscules lumières scintillant dans l'obscurité environnante.

 

 

 

 

 

Yad Vashem ( autre vue du Mémorial)

Le Musée historique, présentant l'histoire de la Shoah par des photographies, objets, documents et supports audiovisuels, constitue l'élément central de Yad Vashem. La présentation s'effectue dans l'ordre chronologique, montrant comment la politique nazie anti-juive est passée de la persécution à la ghettoïsation et aux massacres systématiques perpétrés à grande échelle. L'histoire de la résistance juive durant la Shoah, notamment l'héroïsme des résistants juifs, est également exposée. 

La collection des Archives de Yad Vashem sur la Shoah, la plus importante et la plus complète du monde, comprend 55 millions de pages de documents, près de 100 000 photographies, des séquences filmées et des témoignages de survivants enregistrés sur bandes de magnétoscope. La bibliothèque compte plus de 80 000 titres, des milliers de périodiques et un grand nombre de documents rares.

 

 

 

 

 

Yad Vashem ( une autre magnifique sculpture)

L'Institut international de recherche sur la Shoah coordonne et soutient la recherche au niveau national et international, organise des conférences et des colloques, et publie divers travaux importants sur la Shoah, notamment des mémoires et des témoignages personnels. A ce jour, l'Institut a publié 18 volumes sur les 32 prévus de l'Encyclopédie des communautés (Pinkassé Hakehilot), un recueil historico-géographique sur chaque communauté juive détruite par les nazis et leurs collaborateurs.

  

Yad Vashem  ( peut être la statue la plus émouvante du site)

L'éducation demeure la mission principale de Yad Vashem. L'Institut international des études sur la Shoah organise chaque année des stages pour plus de 100 000 élèves, 50 000 soldats et des milliers d'éducateurs. Les stages destinés aux enseignants sont proposés en sept langues, en plus de l'hébreu, et l'Institut envoie aussi des membres de son personnel à l'étranger afin de promouvoir l'enseignement de la Shoah.

 

source: http://www.mfa.gov.il

 

La ville trois fois sainte :

La « capitale éternelle » du peuple juif

 Pour les juifs, Jérusalem est la « ville de David  », deuxième roi d’Israël, qui la conquiert au XIe siècle av. J.-C. et en fait le centre politique et religieux du royaume des Hébreux. Il y fait venir l’arche d’alliance contenant les Tables de la loi (les dix commandements de Dieu), qui se trouvait alors dans un lieu saint. L’arche sera par la suite placée dans le premier Temple que son fils Salomon, qui lui succèdera sur le trône, fera bâtir

Le Temple est détruit par le roi de Babylone, Nabuchodonosor II, qui fait raser la ville en 587 avant notre ère. Il est reconstruit sous Hérode le Grand, roi de Judée, au Ier siècle av. J.-C. Il ne subsiste aujourd’hui du second Temple, détruit par Titus en 70, qu’une partie de la seconde enceinte, appelé communément le mur des Lamentations, le lieu le plus sacré pour les juifs, qui y viennent en pèlerinage du monde entier.

Les juifs ont été maintes fois chassés ou bannis de Jérusalem, notamment déportés à Babylone par Nabuchodonosor II, puis expulsés par l’empereur romain Hadrien en 133. Ils sont cependant toujours revenus vers la ville que la Knesset (le Parlement israélien) déclare officiellement en 1980 « capitale éternelle du peuple juif ».

Une ville sainte pour les musulmans

Jérusalem est le troisième lieu saint pour les musulmans (qui l’appellent Al-Qouds  ou Al-Quds,  « la sainte »), après La Mecque et Médine. Les croyants s’y rendent en pèlerinage au dôme du Rocher, sur le mont Moriah d’où, au VIIe siècle, le prophète de l’islam  Mahomet a commencé son ascension vers le ciel, ainsi qu’à la mosquée d’Al-Aqsa. Jérusalem avait d’ailleurs été choisie par le prophète comme qibla (direction vers laquelle se tournent les croyants pour la prière), avant qu’il n’opte pour La Mecque.

Jérusalem est une ville sainte de l’islam depuis le VIIe siècle. Elle a bien des fois dans son histoire connu le règne de souverains musulmans, notamment celui du sultan Saladin qui au XIe siècle en chasse les croisés et y affirme sa domination. Sans oublier Soliman  le Magnifique qui, en 1517, fait passer Jérusalem sous le contrôle de l’empire ottoman. Il subsiste de cette époque les fameux remparts qui ceignent la vieille ville.

La ville de la Passion du Christ pour les Chrétiens

Pour les chrétiens, Jérusalem est la ville des origines. C’est dans cette ville que Jésus  est condamné à la crucifixion et est mis au tombeau. C’est ici aussi que les apôtres reçoivent l’Esprit saint, et fondent la première Église.

Depuis l’avènement du christianisme sous l’empereur Constantin (édit de Milan en 313), il est de tradition pour les chrétiens de se rendre en pèlerinage  à Jérusalem. Les différentes églises chrétiennes (catholiques, protestantes  et orthodoxes) y ont eu une présence interrompue au cours des siècles. Des églises et des monastères ont été construits sur les lieux saints, commémorant la Passion du Christ, des ordres religieux s’y sont installés.